Posted by: Blueberry | 6 mai 2008

Tout dans la posture

Je pars pour un peu plus de deux semaines. En cure. Faire un barrage sur les torrents d’alcool dévalant la montagne et qui arrivaient, jusqu’à peu, tous dans mon gosier impavide. Je vais même ne plus poster pendant un temps. Ici, et ça n’est pas vraiment nouveau, mais ailleurs aussi.

On m’a demandé si cette décision tenait au truc sur la réacosphère. Or, tout d’abord, je ne prends jamais de décisions. Ensuite, si d’aventure j’en avais pris une, elle aurait été prise, donc, bien avant. Mais, je vais être honnête, ce n’est pas ce truc là qui m’a fait changer d’avis. Au contraire.

Entre un qui se croit accusé, et je pense qu’il y a là une réelle sincérité vu qu’il en est désormais question à chaque post, de je ne sais quoi par des juges qui n’existent que dans sa tête et d’autres qui donnent, eux après tant d’autres, dans la critique des réactionnaires en plastique. Comprendre ceux qui seraient dans la posture -et uniquement.

Comme s’il pouvait y avoir autre chose en de tels lieux.

Et puis, en prime, pour bien faire, le manque de légèreté. La gravité qui s’abat brusquement sur votre prose. L’autodérision qui fuit.

Médic !

Que voulez-vous, ne pas se prendre au sérieux c’est peut-être déjà prendre au sérieux le fait de ne pas vouloir l’être. Alors je ne vais, pendant un temps, plus rien être du tout. Ni dans la posture. Ni sérieux. Ni les deux en même temps puisque c’est manifestement possible d’être dans la posture sans autodérision et sans être totalement fou.

Et, ça, ca sera reposant.

Posted by: Blueberry | 28 avril 2008

Tout va bien

Je fume un paquet par jour. Je bois chaque soir en augmentant les doses pour me sentir enfin perdre pied. Je dors mal et peu. Je bosse tout aussi régulièrement que je baise avec une capote.

Tout va bien.

J’ai adopté le régime crétois. Je ne bois que dans les grandes occasions et modérément. Mes nuits sont longues et paisibles. Je travaille à des horaires fixes et peu stressants. Je ne fais l’amour qu’en veillant bien à me protéger.

Tout va bien.

Je ne vais pas voir les putes. Ne serais-ce que parce que je me sens horriblement mal à l’aise dans les univers glauques. Ma chambre est comme une chambre d’hôpital. Propre. Ethérée. Dont je serais l’élément discordant. Le malade.

Tout va bien.

Le vendredi soir, c’est bois de Boulogne. Je ne vois pas ma femme faire ce qu’elles me font. C’est plus sain comme ça. Je peins les murs de la chambre en rose fushia. Important les couleurs. J’ai vu ça dans le Feng Shui.

Tout va bien.

La dérision c’est mon fort. C’est plus fort que moi, je ne peux rien prendre au sérieux. Surtout ce qui est énoncé avec gravité. Parfois j’ai envie de fermer les yeux et de me boucher les oreilles.

Tout va bien.

De temps en temps je me fais un petit rail de coke. C’est festif. Et ça change des joints. J’adore mon boulot. On forme une équipe. Soudée. On se voit souvent après le boulot pour faire des activités ensemble.

Tout va bien.

Posted by: Blueberry | 24 avril 2008

Spleen

A ses pieds les griffes de sorcières frémissaient sous un léger vent. Sa robe légère ondulait au même rythme que les vagues, dévoilant un genou et puis l’autre. De son corps tourné vers moi, seul son visage se dirigeait vers la mer. Elle était belle. Je me tenais, moi, face à la mer. Mais c’est elle que je regardais.

Quelques mois plus tard elle me quittait. Et, pour la première fois, j’allais regretter quelqu’un.

Depuis, au bord de la mer, je n’ai plus rien à regarder.

Alors je préfère m’étourdir dans les vagues. Jusqu’à ce que épuisé et lassé d’entendre les sifflets des maitres-nageurs m’ordonner de revenir plus prêt, de me tenir plus à droite, ou à gauche, ou je ne sais quoi, encore, je ne finisse par m’écrouler sur le sable. Parfois, quand je regagne le rivage, je crois l’apercevoir. Sous un parasol, là-bas. Ou sur une dune, là-haut.

Elle est toujours seule bien sûr. Elle me regarde et son visage est triste. Je sais que je rêve mais je ne peux pas m’empêcher de la voir. Alors j’ai un léger pincement au coeur, mes yeux plongent vers le sol et je sais qu’elle a disparu. Pas même besoin de les relever. Je préfère me détourner. Bêtement. Dans l’espoir qu’un jour elle ne s’évanouisse pas et vienne me rejoindre.

Posted by: Blueberry | 11 mars 2008

Ostracisme de récrée

Je vais rebondir sur le dernier billet d’Artemus. Parce que, nous, les Justes, nous avons des tas d’histoires comme celle-ci à raconter. La dernière que j’ai vécu c’était, bien entendu, du temps où j’étais en fac. Il n’était pas question du Front National. Ce n’était plus l’époque. Et puis, pas besoin de ne pas vouloir interdire le FN pour être considéré comme un fasciste. Ca commence beaucoup plus tôt. Ca commence, en fait, lorsque tu te moque un peu d’une jeune fille très impliquée dans une association de Sécurité Routière. Ce qui était valorisé à l’époque, sous la deuxième présidence de Chirac, souvenez-vous, ce n’est pas si loin et, surtout, cela n’a pas beaucoup changé.

Or, comme je l’ai déjà expliqué ici ou là, j’ai énormément de mal à trouver que déresponsabiliser les gens les rends plus responsables. Ainsi, lorsque cette association partait en boite de nuit, ce n’était pas pour s’amuser, mais pour collecter les clés de voitures des fêtards. Contre une consommation grauite, un soft bien entendu, et l’immense prestige d’être un capitaine de soirée auprès des filles. Ajouté à l’avantage, en fin de soirée, de ne pas être bourré à la fin de soirée, ce qui permet à n’importe quel abruti de paraître pour un génie face à des filles ayant trop picolé. Et éventuellement de finir de les bourrer ensuite.

La jeune fille expliquait que ces opérations citoyennes visant à responsabiliser les jeunes conducteurs étaient de grandes réussites. Rare étaient ceux qui refusaient. D’une part pour les raisons que je viens d’évoquer, d’autre part à cause d’une pression sociale qui n’est pas mince. Bien sûr, tout le monde trouvait ça génial dans notre classe.

Sauf moi.

J’aurais pu me taire. J’aurais pu garder mes puissantes réflexions sur le sujet pour ma pomme. Ne rien dire. Prendre sur moi. Mais avouez que ce n’est pas très drôle. Il y a un côté profondément jouissif à ne pas s’autocensurer dans ces moments là. A voir les mines qui s’assombrissent, les camarades qui s’enfuient, l’ambiance s’effondrer lamentablement, etc.

En vérité, c’est pour cela qu’on finit par vous détester. Vous êtes un facteur de mauvaise ambiance. Vous brisez l’unanimité. Et c’est pas cool.

D’ailleurs vous n’êtes tellement pas cool que vous êtes le seul à qui on refuse un papier dans le petit journal de votre classe, diffusé alors dans l’Université. Et il m’aura fallu attendre que ce dont je parlais soit oublié pour qu’enfin, un de mes rares soutiens alors aux manettes ose la publication. Tout en assortissant le petit article d’une mention “Ceci ne représente que le point de vue de l’auteur et pas de la rédaction”.

J’ai retrouvé l’article. Je n’en changerais pas une virgule, si ce n’est la fin peut-être à cause d’une allusion très obscure au pacte Germano-Soviétique.

Nouvelle agression impérialiste !

Giuliana brisée ! Giuliana martyrisée ! Giuliana libérée !… Ou comment la journaliste communiste Giuliana Sgrena échappe à l’infâme démocratie libérale américaine.

La journaliste italienne Giuliana Sgrena a sans doute eu plus de chance qu’elle ne le croît. Celle qui demandait benoîtement à ses ravisseurs, “comment avez-vous pu m’enlever alors que je suis contre la guerre ?”, est libre. Pourtant, avec des questions pareilles, on saisit mal par quel miracle ses ravisseurs n’ont pas eu la décapitation facile. Parions que la perspective d’une confortable rançon versée par le généreux gouvernement italien a freiné leurs ardeurs djihadesques.

Il est de ces syndromes de Stockholm qui commencent avant même qu’on ne soit enlevé. L’incompréhension de Giuliana devant son enlèvement ressemble à celle qu’aurait pu connaître, pendant la guerre d’Algérie, un porteur de valise pour le FLN qui se serait vu retenu en otage par ces derniers. Et elle qui voulait “raconter le bain de sang de Fallouja” s’est vue emprisonnée par ceux-là même que son récit visait à affranchir de leurs responsabilités dans le dit “bain de sang”.

Dès lors, naturellement, ses “certitudes s’étaient effondrées”. Depuis l’effondrement du mur de Berlin -et avec lui d’autres certitudes d’alors- l’humanité communiste ne cesse de se voûter, de se ratatiner sous le poids écrasant du réel. Mais par la grâce d’une méprise de l’armée américaine, faisant feu contre sa voiture, la blessant et tuant un agent des services secrets italiens, ses “certitudes” ne sont en fait qu’ébranlées. Et la voilà relevant le buste, et accusant désormais l’armée américaine d’avoir voulu la faire taire, tandis que ses geôliers la mettaient en garde, “les Américains ne veulent pas que tu reviennes”.

Les terroristes-ravisseurs deviennent alors des résistants prévenants pour la santé de leurs otages. Et les forces américaines, celles qui organisent des élections libres dans l’ancien pays de Saddam Hussein, se muent en force d’occupation fasciste. Giuliana Sgrena aurait voulu justifier le pacte germano-soviétique d’août 1939, c’est à dire faire passer les ennemis réels de la démocratie -et des journalistes- pour valant mieux que leurs défenseurs, qu’elle n’y se serait pas prise autrement.

Oui, ça, ce petit rien du tout, valait une censure ridicule.

Posted by: Blueberry | 11 mars 2008

Parle à sa main et prend la mienne

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Adriana, l’autre soir, m’a avoué, qu’un “grand niais”, ce sont ses mots, tentait de la draguer. Grand et niais lui ais-je demandé dans un tout aussi grand éclat de rire ? Oui. Quoique plus petit que son modèle a-t-elle ajouté, malicieuse.

J’ai tout d’abord pris le parti de m’en gausser. Oui, après tout, si vous ne voulez pas d’une copine à qui ce genre de chose arrive, il faut en choisir de plus moches.

Mais ce que je n’accepte pas, c’est que ce sinistre individu, se pique de mettre des photos de ma dulcinée sur son blog. Tentant ainsi maladroitement d’accréditer son fantasme de suivre une relation avec Adriana, qu’il ne mérite certainement pas.

Voilà bien l’œuvre d’un malotru.

En conséquence de quoi je le préviens. Soit il arrête immédiatement ses agissements et s’excuse publiquement de son attitude déplacée. Soit je l’écrase comme de la bouillie pour prématuré en le ridiculisant à chacun de ses posts.

Cela ne me sera guère difficile.

Posted by: Blueberry | 24 février 2008

I’m on Fire

Posted by: Blueberry | 19 février 2008

Un homme nouveau

Mon abonnement à un site proposant des jeunes femmes russes n’étant pas un gage certain de réussite, je songe de plus en plus à m’inscrire sur Meetic. D’après les récits qu’on m’en fait, c’est un excellent moyen non pas de trouver son “âme sœur”, mais de coucher avec des filles différentes tous les soirs de la semaine. Tout en prétendant, évidemment, rechercher une relation sérieuse. Enfin, tout le monde connaît Meetic.

Parmi les choses qui me retiennent, il y a l’idée que ma voisine de pallier puisse tomber par hasard sur mon profil. Ou, pire encore, une ex. Je sais qu’il faut avancer avec son temps, qu’il n’y a plus de honte à s’inscrire sur ce genre de site mais je ne peux pas m’empêcher d’en ressentir quand même un peu. Et j’ai la faiblesse de croire que cette sensation est un signal que m’envoie mon estime de moi-même à mon cerveau.

Au-delà, je ne sais pas si j’ai très envie que n’importe quelle fille puisse savoir si je préfère la montagne à la mer, gamahucher à chevaucher, les restaurants indiens aux restaurants japonais.

Enfin, je ne sais pas si j’aimerais qu’une jeune femme prenne mon portrait et ma description pour en parler dans son blog comme j’ai fais avec les jeunes femmes russes dans les posts précédents.

Toutefois, il faut que je sois réaliste. Actuellement, je n’ai guère de chance de trouver chaque soir une nouvelle fille à inviter qu’en passant, au moins pour partie, par internet. Et puis, je ne me suis pas fais faire le maillot pour rien quand même, il faut que je rentabilise.

D’ailleurs, depuis que je suis sur le marché, je fais plein d’efforts. Je fais du sport. Je sors tous les soirs. Je suis gentil et distrayant avec les filles même quand elles me gonflent au point que ce soit plus ma tête que mes testicules qui prenne de l’ampleur jusqu’à exploser. Je m’habille mieux. Je présente mieux. Je suis plus ouvert et tolérant.

D’un autre côté, je me demande si il est stratégiquement efficace de se présenter à une jeune femme d’une manière qui ne nous reflète absolument pas, ce dont elle finira rapidement par se rendre compte.

Posted by: Blueberry | 18 février 2008

De nouveaux choix

Je suis un peu déçu, l’agence m’a prévenu par mail qu’avec Elena, ça ne pourrait pas fonctionner. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas assez vieux. Oui, je n’ai qu’un an de plus qu’elle. Or, elle recherche quelqu’un de bien plus âgé. Plus de 35 ans. Et là, je ne peux pas lutter en termes de sécurité matérielle.

On m’a donc proposé une gamme de jeunes filles dont la recherche correspond à mon jeune âge (pour ce type d’agences, sur skyblog je serais un vieillard). Là-dessus, j’en ai sélectionné trois.

Zoya tout d’abord.

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Qui est charmante. Typiquement mon style de fille, notamment au niveau de la forme du visage. Et elle l’avantage d’habiter Saint Petersburg. Et elle mesure 1m68. Pas trop grande donc. J’adore. Et puis elle a les yeux verts. Zoya, ainsi, c’est un peu le choix du coeur. Pas très raisonnable mais si tentant.

Puis Tatyana.

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Tatyana, c’est différent. Elle inspire la douceur et la gentillesse. La bonté même. Une fille solide. Avec un visage qui reste mignon. On sent qu’avec elle, ça peut être du solide. Le genre de fille qu’on peut laisser chez soi pour sortir à une soirée poker entre hommes. Elle mesure 1m67. Parfait. Tatyana, c’est le choix de la raison.

Enfin, il y a Alena.

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Ah, Alena, c’est la jeune femme russe par excellence. Elle travaille dans la cosmétique à la frontière de l’Ukraine et elle a 23 ans. Bon. Le problème c’est qu’elle ne parle pas un mot d’anglais. Mais ce n’est pas si grave. Elle est jeune, elle pourra apprendre. Et puis, on sent quand même chez elle quelque chose de touchant. Qu’elle pourrait être une bonne mère. Comme Tatyana. Mais, avec Alena, on sent confusément dans son bas ventre qu’elle pourrait être encore plus. Bref, Alena, c’est le choix de la passion.

Je vous laisse juge de celle que je vais contacter en premier.

Posted by: Blueberry | 14 février 2008

Choix

Mon héros, ces dernières semaines, c’est Ted. Ted Mosby. Le personnage principal de la série américaine “How I Met Your Mother”, HIMYM pour les intimes. Il faut dire qu’on partage certaines choses en commun. Même humour. Même passion pour l’alcool. Même âge au début de la série. Même coupe de cheveux. Même haine des costumes. Même carrure. Et surtout, surtout, même rêve d’absolu féminin. Avec la falaise, le vent, les sentiments et tout un philharmonique derrière.

J’ai donc décidé de me reprendre en main. Fini la romance. Et qu’est-ce qu’il y a de mieux pour cela que d’aller faire son marché sur les sites de rencontre de jeunes femmes russes ?

J’ai sélectionné deux jeunes femmes. Katia, 22 ans et Elena, 26 ans. Deux petites brunes, on ne se refait pas non plus.

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Katia habite Khabarovsk, qui est plus proche de Vladivostock que de Moscou. Elle mesure 1m67 et pèse 54 kilos. C’est important, mine de rien, ces chiffres. Elle est musicienne. Ca promet beaucoup. Elle se dit douce et équilibrée. Comme toutes les jeunes femmes russes n’est-ce pas. Elle prétend même savoir faire de la couture. La brave petite. Elle savait que j’en parlerais à maman.

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Elena, elle, vient d’Ekaterinburg, bien à l’Est de Moscou et au Nord du Kazakhstan. Elle mesure 1m59 pour 54 kilos également. Elle est donc plus en chair. Bon, elle a quatre ans de plus aussi. Et elle reste tout à fait jolie. En plus je les préfère vraiment petites. Histoire de me dire que j’ai vraiment le dessus. Ca compte. Elle est designer et promet, comme Katia, qu’elle ne boit qu’à l’occasion. Comme Katia, d’ailleurs, elle est douce et équilibrée. Mais elle ajoute qu’elle est aussi honnête.

Je l’aime aussi beaucoup. Alors, laquelle choisir ?

Posted by: Blueberry | 27 janvier 2008

Une idée en passant

Un commentaire sur mon post précédent, qui commence à dater un peu, m’interpelle. Pas parce qu’il est vaguement critique. Mais parce qu’il adopte un tic de langage, auquel je cède moi-même parfois, et qui, je le crois, est peut-être significatif de quelque chose.

Mon pauvre Blue, c’est d’un banal ce que vous nous contez sur vos souvenirs d’ado prépubère… On se croirait dans les prémices d’un roman Arlequin !

Je passe sur l’idée qui était justement que cette expérience de la plus jolie fille du collège est terriblement banale et commune comme souvenir, mais que facebook est l’un de ces instruments sur le net qui permet de les raviver.

Mais il s’agit de souvenirs pubères, pas pré-pubères.

Ces derniers étant généralement d’un autre ordre. De l’ordre, par exemple, de parties de foot. De tirages de couettes éventuellement. Mais nullement d’érection incontrôlée, d’émoi suant et autres manifestations charmantes que son corps change et que vos préoccupations principales dans la vie suivent. Mais ce genre de jeune homme, de collégien de quatorze ans ou quinze ans disons, est généralement considéré et dénommé, vous l’aurez sans doute remarqué, de pré-pubère.

Je pense personnellement qu’il s’agit d’une contre-coup de toutes ces histoires pédophiles de ces dernières années. Qui veulent tendre à accréditer l’idée qu’on passe de l’enfance à l’âge adulte d’un seul coup. L’espace d’une nuit en quelque sorte. L’adolescent pubère est un enfant pré-pubère. Le jeune adolescent est encore un enfant.

Enfin, c’est une idée, comme ça.

Posted by: Blueberry | 20 décembre 2007

Perdue de vue

Grâce à Facebook et à un camarade de collège qui s’est souvenu de mon prénom et de celui de tas d’autres de ses anciens camarades (je ne sais pas comment certains font), je suis retombé sur une photo de classe de l’époque où Elle est là. Elle ? Elle.

La plus jolie fille de troisième.

Tout d’abord, Elle avait le plus joli petit visage qui soit. Un visage d’ange, gracieux. Les cheveux très bruns, des yeux noirs où j’adorais me perdre et qui me semblent encore les plus beaux du monde. Mince, elle n’était pas non plus filiforme. Elle n’était pas de ces filles qui poussent trop vite et ressemblent plus à des piques surmontées d’une tête, façon révolution française, qu’à de jeunes femmes.

Ce n’était pas son cas. A vrai dire, Elle avait déjà des formes très voluptueuses. Qu’Elle aimait mettre en valeur en portant de petits hauts transparents laissant voir un soutien-gorge ne retenant lui-même que difficilement une poitrine incroyablement généreuse pour son âge.

A son contact, je rougissais et je devenais incroyablement gauche. D’autant plus qu’à ces instants précis je sentais bien que quelque chose changeait dans mon corps.

De temps en temps elle rentrait du collège avec moi. J’étais alors le plus heureux du monde même si je me rendais confusément compte que c’était le moment de lui adresser la parole. Et qu’un simple “A demain” lancé le plus innocemment avec le plus de détachement possible à la fin de notre trajet commun ne me laissait augurer que peu d’espoir de la conquérir.

Il était de toute manière hors de question que je me déclare. Mon ego déjà surdimensionné n’aurait pas accepté un refus. Et puis je n’imaginais pas un seul instant pouvoir remporter une compétition se jouant avec l’ensemble des troisièmes mâles du collège -plus quelques secondes jouant du prestige de leur évidente maturité supérieure.

Je connais désormais son nom et prénom. J’ai revu son visage. Et j’ai très envie de la contacter. Maintenant, manque de bol, elle a vraiment un nom très commun et je ne l’ai pas repéré sur facebook ou sur copains d’avant. Avec un peu de chance, jolie comme elle était, je me suis dis qu’elle avait du faire une vidéo porno sur internet. Mais non. Même pas.

Et pourtant j’ai bien cherché.

Posted by: Blueberry | 8 décembre 2007

Les damnés de la terre (électorale)

S’il y a une complainte que l’opposition ne peut s’empêcher de pousser lorsqu’elle s’y retrouve -dans l’opposition, c’est bien celle de ne pas être convenablement traitée par les médias. En cela, d’ailleurs, il semble qu’une relative égalité de traitement existe bel et bien.

Aujourd’hui comme hier, l’opposition accuse la presse de ne pas se faire le juste écho de ses intéressantes critiques vis-à-vis du gouvernement. Ainsi, les railleries médiatiques sur le caractère atone de l’opposition sont-elles ressenties comme profondément injustes par les militants de base.

Cette injustice semble si vive, si cruelle, qu’elle oblitère leur discernement jusqu’à ce qu’ils puissent, inconscient de la moindre contradiction, regretter que les médias de masse ne portent pas haut la parole de Ségolène Royal en citant ses déclarations faites… Lors d’une émission télévisée de grande écoute.

Et les voilà, eux, militants, de continuer de citer sur leur blogs l’ensemble de ses essentiels propos lors de cette émission. Comme, manifestement, la presse, la radio et la télévision devraient également s’y contraindre.

En réalité, chacun comprend bien que ce que l’opposition regrette, c’est de ne pas être la majorité. De ne pas avoir ce délicieux pouvoir de convoquer l’ensemble des médias lorsqu’une mesure gouvernementale est prise. Et ses militants de regretter également que la presse ne soient pas à leur ordres plutôt qu’à ceux de la majorité.

Posted by: Blueberry | 7 décembre 2007

Plaisirs partager

Je dois avouer que je n’ai pas très bien compris cette campagne. Les partouzes avec des hétéros et des homos ça donne le SIDA ? Je veux bien le croire. D’un autre côté, je veux dire, ceux qui s’adonnent à l’amour de groupe avec des homos doivent déjà un peu le savoir. Enfin j’espère.

Le message ne doit donc pas être celui-là.

Peut-être, alors, qu’ils veulent nous faire comprendre qu’il faut baiser à tout va et avec n’importe qui parce que le temps passe et qu’un jour, ce sera trop tard et que ce qui importera à ce moment là, dans nos vies, en se retournant, c’est de compter le nombre de petits culs dans lequel on est entré ? Mais quel est alors le rapport avec le SIDA ? Protégez-vous sinon votre score sera plus bas ?

Non, ça ne doit pas être ça non plus.

A moins qu’il ne s’agisse que d’une publicité pour nous montrer que les amours homosexuels ne diffèrent guère des amours hétérosexuels. Et, pour cela, on va filmer des corps de jeunes hommes bien épilés et tout mignons, vaguement efféminés donc, et de jeune femmes aux seins pas trop gros. Histoire qu’on ne fasse plus que difficilement la différence. Que tout ça, une fille avec un garçon, une fille avec une fille, un garçon avec un garçon, ça apparaisse à l’écran comme aussi joli et donc tout à fait équivalent. Et puis, tant qu’il y a du plaisir. Et ce que celui-ci est partagé. Où est le mal ? D’ailleurs il n’y a pas de mal quand il y a du plaisir partagé.

Enfin voilà.

Protégez-vous hein.

Posted by: Blueberry | 5 décembre 2007

206

J’étais très attaché à ma peugeot 106 rouge. Très. Malheureusement j’ai rencontré une autoroute de sangliers. Je n’ai pu éviter d’en shooter un. Un marcassin. Qu’un chasseur qui passait par là s’est empressé d’emporter. J’avais évidemment la priorité dessus, mais bon, je me voyais mal avec un marcassin, même mort, chez moi.

Mais il n’y a pas eu besoin de plus qu’un petit marcassin pour démonter mon bas de caisse, phares et même mon capot déjà un peu cabossé. Quatre mille euros de réparation pour une peugeot 106 de 1996. Je ne comprends pas que mon assurance n’ait pas jugé bon de financer les réparations. Bref, je roule désormais dans une peugeot 206 flambant neuve.

Les avantages de la peugeot 206 sont évidents. Tout d’abord ça sent le neuf et les plastiques d’intérieur sont tous en place. Ca me change. J’ai des vitres avant électriques. Un autoradio qui fonctionne en continu. Une centralisation des portes. Et avec ouverture et fermeture à la télécommande en plus. La climatisation. Des airbags. L’intégralité des commandes fonctionnent, notamment le désembuage de la vitre arrière. L’ABS. Un moteur plus puissant. Des suspensions très correctes.

J’ai donc gagné en confort.

Ce que j’ai perdu en sensations.

Avec la 106, c’est bien simple, je sentais tout, je savais à tout moment quel était l’état exact de la route, sa température, sa saleté, ses imperfections, son humidité. Je ressentais jusqu’aux feuilles mortes sur lesquelles je roulais. Sa tenue de route déplorable faisait que lorsque je prenais un virage un peu prononcé à droite, la voiture s’enfonçait exagérément à gauche -et inversement. Alors je sentais le moment, l’exact moment, où elle allait décrocher, l’arrière tentant malignement de s’échapper.

A 110 km/h, tout l’habitacle tremblait et j’avais l’impression d’être au moins à 100 km/h de plus. Et lorsque le trafic était un peu soutenu à cette vitesse là, je savais qu’en cas de très gros freinage devant, j’allais mourir. D’ailleurs, plus encore, le freinage sur route mouillé était un savant exercice de dosage et chaque freinage un peu musclé devenait un freinage d’urgence sans abs, c’est à dire où il convient de relâcher la pression pour reprendre du grip.

Pourtant la faiblesse de son moteur obligeait à une conduite sportive, rugissante, pour se sortir de la circulation et induisait un comportement agressif. Et puis elle était vieille et je pouvais sans états d’âme forcer la main aux conducteurs autour de moi qui avaient bien plus peur que moi pour leur carrosserie.

Je la regrette beaucoup.

De plus, contrairement à la 106, la 206 n’est pas faite pour ceux qui mesurent plus d’un mètre quatre-vingt. Le recul du siège conducteur est un peu faible mais surtout les commandes aux pieds sont bien trop avancées dans l’habitacle. Et je déteste conduire avec les jambes arquées. C’est très désagréable. Alors avec la 206, pour m’en sortir je dois remonter le volant, reculer au maximum puis incliner le socle du siège en arrière pour finir par incliner le dossier en sens contraire, c’est à dire en avant. J’arrive à m’en sortir, mais ce n’est pas très intuitif.

Maintenant, j’ai conduit assez souvent une 4L. Je n’ai jamais regretté de passer à la 106. Sans doute qu’avec le temps, je trouverais la 206 très bien. Mais quand même. Je crois que si la 4L m’a toujours semblé un peu trop spartiate, la 106 était la voiture parfaite. Et parfaitement adaptée à notre législation puisque les sensations arrivaient parfois bien avant les limites légales.

Je me demande si je ne devrais pas en trouver une d’occasion pendant qu’il en est encore temps.

Posted by: Blueberry | 4 décembre 2007

Barbarian virtues

«Unless we keep the barbarian virtues gaining, the civilized ones will be of little avail.»

Theodore Roosevelt.

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